Portrait Jody
Né à Verviers dans la région Liègeoise (Belgique), je découvre l’escalade tardivement vers 15 ans. On allait en vélo, pédalant comme des dératés ou tirés par les mobillettes des plus grands, pour grimper sur les dalles de Pepinster en regardant ce porche. Et se demandant comment on allait faire pour récupérer les mousquetons et pitons laissés là pour l’artif.
Puis à la salle du collège, je découvre qu’il existe d’autres grimpeurs et qu’il y a d’autres sites que Pepinster (Pepinster n’est donc pas le seul massif!)…..
A 20 ans, je monte pour la première fois sur des skis, et déjà les premières courses-poursuites sur les pistes et les moultes crashs. Huy, puis plus tard Liège, ouvrent leurs salles, je rencontre des grimpeurs motivés, comme Claude, Georges, Jehanne avec qui les petits trips en Europe se succèdent.
Vient la rencontre avec Quentin. Il me propose ma première course en montagne, l’arète Forbes au Chardonnet, départ à minuit depuis le village du Tour, la course durera 16 heures, un peu long à mon goût! Plus tard j’appris que l’on pouvait dormir en refuge et faire ça en deux jours, déjà plus relax.
Deuxième course, on part pour le pilier Bonati aux Drus . Premier bivouac, pas de sac duvet, pas de doudoune ; vraiment rude la montagne me-dis je! Premier mal des montagnes, je vomis tout ce que je mange, pas cool la montagne.
Premier 4000, La Verte par le Couturier, en corde tendue avec Quentin, une cordée se forme…car c’est aussi ça la montagne.
L’aventure continue, grimpe, grandes voies, cascades de glace, ski de rando un peu partout en Europe.
Hiver 1999-2000, je descends à Chamonix pour la saison, il faut dire que je skie comme luge à foin.
Je m’installe, 6 mois après, dans la région Grenobloise, ville de passionnés. Je noue de nouvelles amitiés montagnardes.
Puis viens le probatoire de l’aspi, avec davantage de motivation, des rencontres fortes, de la déconnade, des voyages sur les rochers, les montagnes, des stages et des tests mais toujours en rigolant et s’amusant.
Enfin, le « final » du guide cet été, après quoi je passe mon 3ème saison a bossé avec.
Aujourd’hui, installé près de Grenoble, j’exerce le métier de guide à plein temps.
Car quand on y a goûté, je ne vois pas ce que l’on pourrait faire d’autre.
